Magdalena Zilveti Chaland est psychologue et coach de vie, spécialisée dans l’accompagnement des transitions de vie à l’étranger. S’adapter à un autre pays et à une autre culture a toujours été au centre de ses réflexions. Née en France de parents sud-américains, Magdalena vit en Californie depuis plus de 11 ans où elle a fondé Intelligence Nomade. J’ai rencontré Magdalena lors de ma première expatriation en Russie. J’ai tout de suite été convaincue par la nécessité de son approche et par son potentiel ! L’expatriation est une tendance sociétale forte, très médiatisée mais souvent idéalisée ! Avec la publication de son livre : « Réussir sa vie d’expat », Magdalena a créé le buzz dans les médias en y expliquant les défis psychologiques et les enjeux émotionnels. Depuis, Magdalena fait autorité dans son domaine. Rencontre avec une femme d’influence !

Pourquoi as-tu choisi de publier l’ouvrage : « Réussir sa vie d’expat » ?

J’ai souhaité écrire le livre « Réussir sa vie d’expat » (éditions Eyrolles, septembre 2015) pour expliquer l’importance de l’aspect psychologique de l’expatriation. Bien souvent, l’expatriation est idéalisée sans que les individus réalisent vraiment le coût psychologique que cela requiert et le fait que nous ne sommes pas tous semblables face aux efforts que cela réclame. Certains individus possèdent plus de dispositions à accepter la nouveauté et à s’adapter aux imprévus, d’autres pas. En cas de départ à l’étranger en famille, l’impact de l’expatriation ne sera pas le même en fonction des membres de la famille. C’est ce que j’ai souhaité décrire dans ce livre.

Quel est l’impact émotionnel de l’expatriation sur les individus ?

 J’ai constaté que l’installation dans un nouveau pays pouvait avoir un impact émotionnel important au sein des familles. Celui qui porte la responsabilité du départ subit souvent une contrainte de réussite en plus de la nécessité de s’adapter au nouveau cadre professionnel. Le conjoint accompagnateur devient le garant de l’équilibre familial et à tendance à s’oublier au profit du bien-être de son entourage. Les enfants doivent s’adapter à différentes langues, à différentes cultures et à différents amis. Et puis notre vie sur place peut prendre parfois des bifurcations inattendues ! Je me suis séparée de mon mari en 2015 et depuis je découvre ce qu’implique être une maman célibataire vivant à l’étranger. Cette situation, d’autres couples expatriés la vivent également. Il faut pouvoir être en mesure de prendre les bonnes décisions. Mon travail consiste à accompagner les individus à réussir leur transition de vie à l’étranger en les aidant à surmonter leurs défis émotionnels. L’expatriation, ce n’est pas toujours facile, mais une fois ces défis relevés, les bénéfices en sont énormes !

Qu’est-ce que cet ouvrage a changé dans ta vie professionnelle ? As-tu l’impression d’être passée à un statut d’influenceur ?

Je suis définitivement passée à un statut proche de celui d’influenceur. Je le mesure de la manière suivante : je suis interviewée dans des médias d’envergure nationale en France (presse écrite et audiovisuelle), j’interviens désormais dans des groupes d’expatriés de grande renommée et j’ai élargi ma zone géographique d’intervention. J’ai doublé le nombre d’abonnés de ma page Facebook professionnelle. Et surtout, j’ai réussi à faire émerger un nouvel élément méconnu de l’expatriation et à diffuser mon concept d’intelligence nomade.

Quels conseils donnerais-tu à un entrepreneur qui souhaite augmenter sa visibilité ?

Je lui conseillerai d’être actif à la fois sur les réseaux sociaux (Facebook, Linkedin, Twitter) et dans les rencontres « physiques ». C’est vraiment un travail important de communication où il faut s’impliquer personnellement. Enfin, il faut créer le buzz avec des messages clairs et personnalisés, en particulier à travers des vidéos.  Pour ma part, dès le départ avec ma première société Open The Box, devenue Intelligence Nomade, j’ai mis en place une page professionnelle sur Facebook. J’ai aussi publié des articles dans différents webzines et je suis très active localement (rencontres, associations…)

Enfin, s’il est vrai que ma maison d’édition m’a bien aidée à approcher les médias, j’avais déjà commencé à bâtir mon propre réseau notamment en diffusant des articles originaux sur les réseaux sociaux. C’est ainsi que, le moment venu, j’ai pu être interviewée par RTL, RFI, l’Express, La Croix ou la vie et prochainement pour TV5. Donc, n’attendez pas pour entrer en relation avec les médias !

Quel est le meilleur moment pour un expert de rédiger un ouvrage comme le tien ?

Le meilleur moment, c’est lorsque nous décidons de passer à l’action. Il faut ensuite pouvoir consacrer du temps à l’écriture en privilégiant les moments propices à l’inspiration. De mon côté, j’écris mieux le soir quand les enfants sont couchés. J’ai également eu besoin de faire appel à un coach d’écriture, Véronique Martin-Place de www.writer-forever.com, pour me permettre de tenir le rythme et surtout pour avoir un lecteur qui puisse me donner des feedbacks.

Pour en savoir plus sur Intelligence Nomade : http://www.intelligence-nomade.com/

Pour commander le livre « Réussir sa vie d’expat » sur le site d’Eyrolles ou sur Amazone.